Vœu sur les Délégations de Service Public
dans les restaurations scolaires des collèges rhodaniens
Présenté par les groupes
PS et Apparenté, EELV, Radical et Centre gauche,
Le mouvement de grève du jeudi 18 octobre dernier dans les restaurations scolaires des collèges du Rhône, ayant entraîné la fermeture de plusieurs d’entre elles, traduit bien le niveau d’incompréhension et de mécontentement des personnels, des enseignants et des parents d’élèves ainsi que de leurs représentants, par le brusque changement de méthode adopté par le Conseil Général.
Lors de la séance publique du vendredi 30 mars 2012, l’Exécutif du Conseil Général faisait adopter le principe d’une mise en place progressive de délégations de service public dans les cantines des collèges rhodaniens.
Le débat sur le fond a eu lieu à ce moment. Il a abouti à l’affirmation d’un certain nombre de principes qui devaient conduire à ces DSP dans un climat serein :
-
la construction de nouveaux collèges ;
-
les départs à la retraite des chefs de cuisine, pour éviter des reclassements contraints ;
-
l’accord des Conseils d’Administration des établissements concernés.
Dès la séance publique du vendredi 20 juillet, la délibération proposée marquait l’inflexion majeure imposée par la majorité du Conseil Général. Un nombre de cantines à passer en DSP était proposé, l’avis du Conseil d’Administration des établissements -expression démocratique non seulement des professionnels de l’éducation, professeurs comme techniciens, mais aussi des usagers, parents comme élèves- n’était plus qu’un indicateur de l’ordre des collèges à subir ce changement de plus en plus imposé.
Dans la pratique, le Conseil Général va encore plus loin que ce qui a été voté. Prétendant assumer toutes ses responsabilités, l’Exécutif entend systématiser les DSP à un rythme effréné, les Conseils d’Administration n’étant plus qu’informés des changements. Les « dysfonctionnements avérés » qui devaient, au printemps, expliquer le changement de statut, ne sont plus mentionnés : le critère justificatif de base n’est plus le socle de la démarche ! Dès lors, qu’elle est son sens, sa raison ?
Changement des motifs, bouleversement de la méthode, absence de concertation ou de respect de l’expression démocratique des Conseils d’Administration, marche forcée imposée aux personnels et aux usagers : la délégation des services publics pratiquée aujourd’hui dans la restauration scolaire est une décision unilatérale que nous ne pouvons accepter.
Aujourd’hui, nous ne pouvons que réaffirmer notre opposition sur la manière dont ce dossier sensible est conduit, sensible car derrière ces DSP il y a un personnel qualifié concerné et il y a l’efficacité du service scolaire.
Aujourd’hui, nous demandons donc à l’Exécutif du Conseil Général de ne pas s’enfermer dans sa logique, et d’aller à l’écoute des personnels et usagers, qui s’expriment dans les Conseil d’Administration. C’est le sens et l’intérêt du service public que le Département doit aux collégiens rhodaniens.
Vœu sur les Délégations de Service Public
dans les restaurations scolaires des collèges
rhodaniens
Présenté par les groupes
PS et Apparenté, EELV, Radical et Centre gauche,
Le mouvement de grève du jeudi 18 octobre dernier
dans les restaurations scolaires des collèges du Rhône, ayant
entraîné la fermeture de plusieurs d’entre elles, traduit bien le
niveau d’incompréhension et de mécontentement des personnels, des
enseignants et des parents d’élèves ainsi que de leurs
représentants, par le brusque changement de méthode adopté par le
Conseil Général.
Lors de la séance publique du vendredi 30 mars
2012, l’Exécutif du Conseil Général faisait adopter le principe
d’une mise en place progressive de délégations de service public
dans les cantines des collèges rhodaniens.
Le débat sur le fond a eu lieu à ce moment. Il a
abouti à l’affirmation d’un certain nombre de principes qui
devaient conduire à ces DSP dans un climat serein :
-
la construction de nouveaux collèges ;
-
les départs à la retraite des chefs de
cuisine, pour éviter des reclassements contraints ;
-
l’accord des Conseils d’Administration des
établissements concernés.
Dès la séance publique du vendredi 20 juillet, la
délibération proposée marquait l’inflexion majeure imposée par
la majorité du Conseil Général. Un nombre de cantines à passer en
DSP était proposé, l’avis du Conseil d’Administration des
établissements -expression démocratique non seulement des
professionnels de l’éducation, professeurs comme techniciens, mais
aussi des usagers, parents comme élèves- n’était plus qu’un
indicateur de l’ordre des collèges à subir ce changement de plus
en plus imposé.
Dans la pratique, le Conseil Général va encore
plus loin que ce qui a été voté. Prétendant assumer toutes ses
responsabilités, l’Exécutif entend systématiser les DSP à un
rythme effréné, les Conseils d’Administration n’étant plus
qu’informés des changements. Les « dysfonctionnements avérés »
qui devaient, au printemps, expliquer le changement de statut, ne
sont plus mentionnés : le critère justificatif de base n’est plus
le socle de la démarche ! Dès lors, qu’elle est son sens, sa
raison ?
Changement des motifs, bouleversement de la méthode,
absence de concertation ou de respect de l’expression démocratique
des Conseils d’Administration, marche forcée imposée aux
personnels et aux usagers : la délégation des services publics
pratiquée aujourd’hui dans la restauration scolaire est une
décision unilatérale que nous ne pouvons accepter.
Aujourd’hui, nous ne pouvons que réaffirmer notre
opposition sur la manière dont ce dossier sensible est conduit,
sensible car derrière ces DSP il y a un personnel qualifié concerné
et il y a l’efficacité du service scolaire.
Aujourd’hui, nous demandons donc à l’Exécutif
du Conseil Général de ne pas s’enfermer dans sa logique, et
d’aller à l’écoute des personnels et usagers, qui s’expriment
dans les Conseil d’Administration. C’est le sens et l’intérêt
du service public que le Département doit aux collégiens
rhodaniens.